Études en France

Bon nombre de Canadiens, surtout des Québécois, viennent étudier en France, pour y faire quelques cours via un programme d'échange, ou encore pour y acquérir un diplôme de premier, deuxième ou troisième cycle universitaire. C'est une expérience très enrichissante que de découvrir un système d'éducation différent de celui qu'on a toujours fréquenté. Les gouvernements cherchent d'ailleurs à multiplier ces échanges, ce qui facilite la transmission du savoir d'un pays à l'autre.

Passer par un programme d'échange

Si vous êtes étudiant au CEGEP ou à l'université, vous pouvez profiter d'un programme d'échange entre établissements québécois et français. L'OFQJ (Office Franco-Québécois pour la Jeunesse) organise le tout pour vous. Vous pouvez consulter leur programme sur cette page.

Bon nombre d'universités québécoises et françaises disposent déjà de leurs propres conventions d'échanges d'étudiants. Il suffit d'entrer en contact avec le responsable de ces échanges pour connaître toutes les procédures à suivre. Si ces conventions ne vous intéressent pas (par exemple, parce que vous visez un établissement français particulier avec lequel votre institution n'a aucune entente), sachez que la Conférence des Recteurs et des Principaux des Universités du Québec (CREPUQ) gère elle aussi certains programmes d'échanges. Toutes les infos sont ici :
http://echanges-etudiants.crepuq.qc.ca

Démarches sans passer par un programme d'échange

Si vous avez déjà terminé votre programme d'études au Québec et que vous souhaitez venir étudier en France pour en obtenir un autre de niveau supérieur, vous devrez faire vous-mêmes toutes les démarches. Acquérir un diplôme universitaire français peut être très valorisant pour vous car ça montre que vous êtes capable de vous adapter à un système différent, dans un environnement différent. C'est une qualité très recherchée chez les employeurs.

Sachez cependant qu'il n'existe aucune législation en ce qui concerne les équivalences formelles de diplômes. Quelqu'un qui a un diplôme universitaire français peut parfois avoir des problèmes à le faire reconnaître au Canada, notamment pour ce qui est des professions médicales. Aucun diplôme québécois n'est parfaitement équivalent à un diplôme français. Un DEC de 2 ans, c'est un peu tout petit peu plus qu'un bac français. Un DEC de 3 ans (technique), c'est un peu moins qu'un diplôme universitaire de premier cycle (Bac+2), même si en fait c'est presque l'équivalent dans certaines branches (comme en informatique). Donc si vous avez fait une technique en informatique et que vous vous inscrivez à un DEUG en informatique (un diplôme de niveau Bac+2), vous referez plein de cours que vous avez déjà faits au Québec.

Pour s'inscrire à un cursus français, les consulats de France relayent une procédure qui permet de rentrer en premier cycle universitaire. La constitution du dossier se fait de novembre à janvier. Les formulaires sont disponibles sur le web à cette adresse.

Pour les études de deuxième et troisième cycle, il faut constituer soi-même son dossier en contactant l'établissement pour leur demander les formulaires à remplir et les documents à fournir.

Une fois votre admission confirmée, il ne vous restera plus que deux papiers à obtenir : le visa de long séjour et le certificat d'assujettissement. Le visa de long séjour doit être demandé par tous les Canadiens qui souhaitent passer plus de 3 mois consécutifs en France. Il est valide pour passer 1 année complète en France.

Paperasse

Voici les documents que vous devrez rassembler et envoyer au consulat français pour obtenir votre visa de long séjour :

Une fois en France, il est conseillé de demander une carte de résidence temporaire pour éviter de devoir renouveler votre visa tous les ans.

Il est fortement conseillé de lire le guide « Étudier en France », publié par le Centre de coopération interuniversitaire franco-québécoise et l’Association Paris-Québec. Il est très bien fait et complète bien l'information publiée sur cette page.