Sondage de 2008

Présentation

Ce sondage vise les Canadiens qui ont été détachés en France au cours de l'année 2007. Comme pour le sondage de 2002, il permet de recueillir bon nombre d'informations précieuses sur les employeurs qui détachent une partie de leur personnel en France. Le but est non seulement de permettre aux futurs détachés de mieux choisir leur prochain employeur pour réaliser leur projet de travailler en France mais aussi de permettre aux employeurs de se mesurer entre eux. Les informations jugées trop confidentielles ou peu crédibles n'ont pas été publiées.

Anonymat

Comme en 2002, le sondage se fait de manière anonyme. Tout ce qui est demandé c'est votre prénom (ou un pseudonyme) et une adresse courriel, pour que je puisse vous joindre si j'ai besoin de précisions concernant ce que vous avez répondu au questionnaire. N'hésitez pas à créer une adresse courriel temporaire sur un serveur public comme Yahoo, Hotmail, LaPoste, etc. Il faudra la conserver active pendant seulement les 15 jours suivant la soumission de vos réponses au questionnaire. Ensuite vous pourrez supprimer le compte courriel sans problème. En aucun cas votre adresse courriel ne sera mise à la disposition de qui que ce soit, jamais elle ne se retrouvera sur une liste de diffusion quelconque. De même pour votre prénom ou pseudonyme.

Résultats

Dans l'ensemble

La situation s'est amélioré sur bon nombre de points, en particulier sur le respect du temps de vacances et des RTT. Les détachés apprécient grandement l'encadrement qui leur est proposé à leur arrivée en France. Que ce soit le soutien pour trouver un appartement, la préparation à la vie parisienne, l'hébergement à l'hôtel, etc.

Un commentaire touche tous les employeurs : pour les papiers, c'est le parcours du combattant. Mais ce n'est pas leur faute. Les longs délais de traitement pour le permis de travail sont légion en France et le détaché devrait en être averti dès son départ. Tous les employeurs fonctionnent de la même manière : ils confient le dossier à un avocat, qui envoie toutes les requêtes aux autorités françaises et attend leurs réponses. Pendant tout ce temps, ni l'employeur ni l'avocat ne peut savoir comment progressent les dossiers. On attend que ça sorte de la boîte noire. Et si ça échoue, on retente le coup en passant par un autre département. Le délai d'attente varie de 6 à 18 mois, parfois même plus. L'employeur n'y est pour rien.

Les employeurs ne réalisent pas toujours bien à quel point le niveau d'anxiété et d'incertitude d'un employé détaché dans un pays étranger peut être élevé. Les employés ne sont pas dupes et ont bien fait comprendre par leurs commentaires qu'ils n'apprécient pas du tout le fait d'être laissés sans nouvelles. Certes, l'employeur lui-même attend après son avocat, qui lui-même attend les réponses des autorités françaises. Mais le fait de répondre candidement « Ne t'inquiète pas, tout est sous contrôle, on maîtrise parfaitement le dossier. » provoque l'effet inverse de celui souhaité.

L'employeur devrait répéter, plusieurs fois s'il le faut, que c'est lui qui prend un risque en faisant travailler des étrangers illégalement en France. L'employé n'a rien à craindre, même s'il se fait contrôler. S'il n'a commis aucun crime, aucun délit, on le laissera tranquille. On ne renvoie pas dans son pays un travailleur étranger qui est sous la responsabilité d'un employeur français. C'est l'employeur qui commet un acte illégal. C'est lui qui aura droit à une lettre des Autorités, bien qu'il y ait peu de chances que ça se produise. Il suffit d'une phrase comme « Si jamais tu as un problème avec les autorités, tu m'en parles et on règlera ça avec notre avocat, qui s'occupera de toi. » pour rassurer le détaché.

Nombre de répondants regrettent de ne pas être mis en contact avec d'autres détachés de leur employeur. Ça donne un peu l'impression que l'employeur a des choses à cacher, qu'il fait du contrôle en isolant ses employés les uns des autres. D'où le grand nombre de suggestions reçues ressemblant à : « Devrait être plus transparent, plus honnête, devrait répondre aux courriels envoyés, etc. » Il suffirait d'organiser un repas regroupant tous les détachés 1 ou 2 fois par année pour renforcer la confiance des détachés envers leur employeur. Les viennoiseries un vendredi matin, une fois par trimestre ou semestre, ça peut aussi faire l'affaire.

Les employeurs qui encadrent le mieux leurs détachés ont droit aux meilleurs résultats. De même pour ceux qui accordent le plus de congés payés (comprendre les RTT), même si ça implique un salaire un peu plus bas. Environ 95% des répondants ont indiqué préférer disposer de temps libre (en parlant de vacances payées garanties) plutôt que de travailler plus pour gagner plus.

Par employeur

Voici la liste des sociétés pour lesquelles il y a eu des réponses. Les exceptions (sociétés qui ne font pas du détachement leur spécialité, comme Thales, Gemalto, le gouvernement, etc.) ont été retirées car le nombre de réponses était trop petit mais les commentaires d'ordre général sont pris en compte dans les résultats d'ensemble.